Santé-Social

Ce qui a changé au 1er janvier

Outre les habituelles augmentations de tarifs du gaz, du timbre poste, des assurances ou des frais bancaires, de nombreuses mesures sont entrées en vigueur au 1er janvier 2017. Certaines vont redonner du pouvoir d’achat aux français, d’autres visent à faciliter leur quotidien. Les plus emblématiques comme le divorce par consentement mutuel sans passer devant un juge, la mise en place du paquet de cigarette neutre ou l’interdiction des vitres teintées des véhicules ont été largement relayées dans la presse. Mais il me semble utile de revenir sur d’autres mesures qui me paraissent tout aussi importantes.

FISCALITÉ

Baisse de l’impôt sur le revenu

Le gouvernement fait un geste supplémentaire en direction des classes moyennes. 5 millions de ménages vont ainsi bénéficier d’une baisse de 20% de leurs mensualités ou de leurs  acomptes. Sont concernés les célibataires dont le revenu fiscal est compris entre 18 500 et 20 500 € et les couples dont les revenus sont compris entre 37 000 et 41 000 €.

Baisse de la CSG pour les petites retraites

Inscrite dans le projet de loi de finance 2017, cette mesure concerne près de 550 000 retraités. Concrètement, une personne seule touchant une retraite inférieure à 1013 € net/mois sera exonérée de CSG. Entre 1013 et 1286 € elle sera soumise au taux réduit de 3,8% puis au taux normal de 6,6% au dessus de 1286 €/mois.

Baisse de l’impôt sur les sociétés

Il est porté dès cette année à 28% (au lieu de 33,33%) pour les PME sur leur 75 000 premiers euros de bénéfices puis sera progressivement généralisé à l’ensemble des bénéfices des PME en 2019 puis à toutes les entreprises en 2020. Cette mesure permettra aux PME d’investir ou d’embaucher.

Le Crédit d’impôt pour l’emploi à domicile et les services à la personne est généralisé

Ce qui n’était qu’une déduction d’impôt devient un crédit d’impôt pour tous, actifs et retraités, imposables ou non, pour l’emploi de salarié à domicile. Près de 1,3 millions de ménages modestes sont concernés. Ils percevront en 2018 un remboursement du Trésor public à hauteur de 50% des dépenses supportées en 2017. Outre le soutien au pouvoir d’achat de ces ménages et la possibilité pour eux de bénéficier de nouveaux services, la mesure devrait permettre la création d’environ 100 000 postes, soit 30 000 emplois à temps plein (compte tenu du recours au temps partiel dans ce secteur).

Le crédit d’impôt pour les associations entre en vigueur

Ce crédit d’impôt de taxe sur les salaires, sur le modèle du CICE, permettra aux associations de bénéficier d’un abattement de 4% de la masse salariale pour tous les salaires inférieurs à 2,5 Smic. Ce soutien exceptionnel représente 600 millions d’euros de baisse de charges pour l’ensemble des associations, fondations et structures de l’économie sociale et solidaire. Il permettra surtout de dynamiser l’ensemble du secteur associatif qui représente un vivier très important d’emplois potentiels.

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Une Fondation au service des politiques de solidarité

Mardi 17 janvier, le président de la République a annoncé le lancement de la Fondation pour l’Investissement Social et le Développement Humain.

Cette fondation est créée à l’initiative du Ministère des Affaires sociales et de la Santé, et placée sous l’égide de la Fondation Agir Contre l’Exclusion.

Pour le chef de l’État elle permettra de « reconnaître un certain nombre d’initiatives, de projets, d’exemples » et de « montrer que l’investissement social a un haut niveau de performance pour la société ».

La fondation a donc pour objectif de mobiliser les pouvoirs publics, les associations et les entreprises autour de projets sociaux innovants et d’en évaluer les impacts. Son ambition est de compléter et renforcer l’action du gouvernement dans le domaine de l’innovation sociale par l’évaluation scientifique et de démontrer ainsi que les politiques de solidarité sont des investissements rentables sur le plan social et économique.

« La Fondation pour l’Investissement Social et le Développement Humain vise à redonner du sens et de la valeur à nos politiques de solidarité, garantes de notre modèle social, au travers d’exemples et de projets concrets, et en s’appuyant sur des travaux de recherche universitaires robustes et indépendants », a ainsi déclaré Ségolène Neuville, secrétaire d’état chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion.

Téléchargez la plaquette de la Fondation en cliquant sur le lien suivant

Le dispositif PAÏS du Pays de Nay est créé

La Plateforme Alternative d’Innovation en Santé (PAÏS) du Pays de Nay est aujourd’hui une réalité. L’assemblée générale constituante s’est en effet tenue le 19 décembre dernier, en présence des élus du territoire et de nombreux partenaires de ce projet, le Centre Hospitalier, le SAMU, la clinique Marzet, la CPAM, la Mutualité française et l’association Saint-Joseph.

Depuis 3 ans, les élus de la Communauté de communes du Pays de Nay et notamment J.M. Berchon, maire de Lestelle-Bétharram, ont œuvré pour que ce projet se réalise. Il sera opérationnel courant avril 2017. Ce dispositif, déjà expérimenté pendant plusieurs années dans le Loir et Cher, permet de prendre en charge les urgences tous les jours de 8h à 20h par des médecins de garde appartenant à la plateforme. Un secrétariat assure la gestion des demandes des patients et fait intervenir le médecin de garde en cas d’absence du médecin habituel.

Ce dispositif mérite que les professionnels du monde médical et les élus s’y intéressent car il a pour objectifs :

  • d’attirer de nouveaux médecins par des conditions de travail améliorées ;
  • de maintenir une offre médicale de proximité ;
  • d’améliorer la qualité des soins notamment en direction des personnes âgées ;
  • de limiter le recours aux urgences hospitalières.

PAÏS Pays de Nay est une première dans les Pyrénées-Atlantiques. Je félicite tous les acteurs locaux qui ont permis de concrétiser ce projet que j’ai moi-même soutenu auprès de la ministre de la santé. Comme je l’écrivais déjà en octobre 2013, au moment du lancement du projet, la démarche entreprise dans la plaine de Nay est la bonne : anticiper le « désert médical » dans notre territoire en faisant travailler ensemble les professionnels de santé déjà présents.

Le congé de « proche aidant » devient une réalité

proches-aidantsLa loi n° 2015-1776 relative à l’adaptation de la société au vieillissement de la population, adoptée en décembre 2015, reconnaît désormais le rôle important des « proches aidants ». Elle leur accorde de nouveaux droits, au premier rang desquels un congé de proche aidant. Cette mesure dont le décret d’application a été publié au journal officiel du 19 novembre 2016 représente une avancée sociale majeure dans l’accompagnement au quotidien des personnes malades, en situation de handicap ou de perte d’autonomie. Elle entrera en vigueur au 1er janvier 2017.

« La France compte aujourd’hui plus de 8 millions de proches aidants : derrière ce chiffre, ce sont des conjoints, des enfants, des membres de la famille, des amis, qui soudainement voient leurs vies bouleversées. Il était plus que temps de reconnaître leur investissement, afin de mieux accompagner ces personnes souvent seules face à la perte d’autonomie de leur proche. La mise en œuvre du congé du « proche aidant » est une des étapes de cette reconnaissance collective », a déclaré Pascale BOISTARD, secrétaire d’État chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie.

Le congé de proche aidant vient remplacer le congé de soutien familial. Il élargit en cela les bénéficiaires de ce type de congé aux aidants qui n’ont pas forcément un lien de parenté avec la personne qu’ils aident et aux aidants de personnes accueillies en établissement. Le décret permet également aux salariés de transformer ce congé en périodes d’activité à temps partiel et assouplit ses modalités d’utilisation en permettant son fractionnement. Ainsi, tout en maintenant l’activité professionnelle des salariés aidants, ce congé leur donnera la possibilité de consacrer du temps à leurs proches. Un véritablement soulagement pour tous ces aidants qui aujourd’hui doivent encore faire face à des situations douloureuses et très compliquées.

« Bien accompagner les malades et les personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie, c’est aussi s’occuper de l’état physique et psychologique de leurs aidants. C’est une priorité absolue. Ce congé favorise une conciliation souple des temps d’aide et des temps de travail, au bénéfice des proches », a précisé Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé.

En savoir plus :

Appel à candidatures pour le Fonds d’appui aux bonnes pratiques et d’aide à la restructuration des SAAD

© Service photo du Département du Val de Marne – Creative Commons BY-NC-ND 2.0 via Flickr

© Service photo du Département du Val de Marne – Creative Commons BY-NC-ND 2.0 via Flickr

Un fonds de 50 millions d’euros a été voté dans le cadre du projet de loi de finances de la sécurité sociale 2017 pour renforcer la dynamique d’amélioration des bonnes pratiques conduites localement entre les départements et les services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD).

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de mise en œuvre de la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) et du renforcement des compétences des conseils départementaux vis-à-vis de l’ensemble des SAAD (tarifés ou non tarifés) intervenant auprès des publics fragiles.

Elle s’adresse aux conseils départementaux et aux SAAD qui s’engagent à respecter le Guide de bonnes pratiques élaboré avec l’ensemble des acteurs de l’aide à domicile. Il repose sur la volonté d’appliquer pleinement la loi ASV dans tous les territoires. Comme l’a déclaré Pascale Boistard, secrétaire d’état chargée des personnes âgées et de l’autonomie, « Le principe républicain d’égalité d’accès aux droits ne nous autorise pas à laisser s’installer des situations qui verraient la loi ASV s’appliquer totalement dans certains départements et avec moins d’enthousiasme dans d’autres. Nous le devons aux personnes âgées. Un haut niveau de qualité de service public est la condition d’une République respectueuse de toutes et tous ». Le libre choix des modalités de l’aide à domicile laissé aux patients, le juste tarif, les conditions de travail des professionnels de l’aide à domicile et l’organisation des services sont les grands principes de ces bonnes pratiques. Consultez le Guide en cliquant sur le lien suivant

Les crédits alloués aux départements répondant aux critères de l’appel à candidature leurs permettront de mettre en place une stratégie territoriale de l’aide à domicile, de renforcer les « bonnes pratiques » entre départements et SAAD, notamment par le biais de contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM) et de restructurer les SAAD en difficultés.

Cet appel à candidature est ouvert jusqu’en janvier 2017. Le soutien financier sera déterminé en fonction des projets présentés par les départements, de leurs engagements et du volume d’activité des services ciblés.

Ce fonds permettra ainsi de favoriser partout le maintien à domicile des personnes âgées, en situation de handicap ou de perte d’autonomie tout en leur offrant un accompagnement de qualité.

Plus largement, le premier ministre vient de confier au sénateur des Pyrénées-Atlantiques Georges Labazée, co-rapporteur au Sénat de la loi ASV, une mission d’information sur l’évolution des modalités d’accompagnement des personnes en perte d’autonomie. Le sénateur fera, dans le rapport qu’il remettra à Pascale Boistard en février prochain, des préconisations sur l’organisation du secteur de l’aide et de l’accompagnement à domicile et la tarification des SAAD dans un enjeu de qualité des prestations et de continuité de service, en particulier en zones rurales.

Un Plan d’action pour le bien-être et la santé des jeunes

Mieux discerner, mieux comprendre, mieux accompagner les situations de mal-être des jeunes

bien-etre10% des adolescents se plaignent de souffrances psychologiques, d’anxiété ou de solitude et un pourcentage identique connaît un épisode dépressif entre 16 et 25 ans. Par ailleurs, seuls 30% des collégiens sont satisfaits de leur vie à l’école. « Tous ces phénomènes connaissent une hausse préoccupante et ce mal-être est d’ailleurs plus élevé en France que dans les autres pays de l’OCDE », déclarait récemment le Président de la République. Plusieurs raisons peuvent expliquer ces chiffres : précarité du foyer, difficulté à l’école, manque d’écoute ou de reconnaissance des parents et des enseignants, manque également de popularité, sans compter le harcèlement fréquent sur les réseaux sociaux qui devient de plus en plus problématique. Ce mal-être, ce sentiment d’immense solitude pousse souvent les jeunes les plus fragiles ou qui cumulent les difficultés, vers des conduites à risques ou addictives.

Pour y remédier, le Président a annoncé le 29 novembre un plan d’action en faveur du bien-être et de la santé des jeunes dont l’objectif est de mieux repérer le mal-être et les problèmes de santé des adolescents, de faciliter leur prise en charge par des professionnels compétents et de faire de la prévention. Il s’appuie sur des recommandations d’un rapport de Marie-Rose Moro, pédopsychiatre et de Jean-Louis Brison, inspecteur d’académie, proposant notamment de faciliter l’accès à des consultations de psychologues. Ainsi, un « P@ss santé jeune » va être créé sur une période expérimentale de 3 ans. Il permettra dès l’an prochain aux jeunes de 11 à 21 ans de bénéficier gratuitement de consultations auprès d’un psychologue, dans la limite de 10 séances. L’accès à ces consultations passera par les parents jusqu’à l’âge de 15 ans, alors que les plus âgés y accèderont directement. D’autres mesures viennent compléter ce plan d’action parmi lesquelles une sensibilisation du personnel de l’éducation nationale et de la santé aux problématiques des uns et des autres. Des d’outils spécifiques seront mis en place pour faire émerger une culture partagée et favoriser l’échange d’information et la coopération. Par ailleurs, les professionnels des établissements scolaires (proviseur, enseignant, infirmière, conseiller principal d’éducation, etc.) disposeront, dans chaque académie, d’une permanence de psychologues cliniciens et les structures de prise en charge psychologique seront développées dans les établissement d’enseignement supérieur. Enfin, un corps unique de psychologues de l’éducation nationale sera créé à la rentrée 2017.

Cette réforme contribuera à renforcer, au sein des établissements scolaires, la qualité de l’information, de l’écoute et de la première orientation des élèves en situation de mal-être. Elle contribuera aussi à renforcer de manière générale, notre attention sur ce phénomène.

Les maisons des adolescents, aujourd’hui implantées dans tous les départements, verront leurs missions élargies. Ayant développé une culture pluridisciplinaire, elles ont vocation à animer et coordonner les acteurs de l’adolescence d’un territoire, à organiser les sensibilisations et partages d’expertises, à développer une veille partagée sur les problématiques de l’adolescence. Elles deviendront de véritables «  têtes de réseaux » de tous les acteurs de l’adolescence.

« Le bien-être n’est ni le confort, ni le contraire de l’effort. Bien être, c’est être bien. C’est un droit  et un devoir, envers soi, envers les autres. L’éducation à la santé, les campagnes de prévention  des  risques,  l’identification des souffrances et la mise en œuvre des soins, s’inscrivent dans le projet national de justice et d’égalité des chances porté par l’École républicaine » – Préambule du rapport de Marie-Rose Moro et Jean-Louis Brison.

Pour en savoir plus sur le Plan d’action, cliquez sur le lien suivant

Un nouveau programme de lutte contre la résistance aux antibiotiques

© ElsBrinkerink de nl – Creative Commons BY-SA 3.0 via wikipédia

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Le gouvernement vient de lancer un programme interministériel visant à maîtriser l’antibiorésistance. 330 millions d’euros sur 5 ans seront consacrés à la mise en œuvre de ses différentes mesures.

Cette politique s’inscrit dans le plan d’action global « One Health » que l’Organisation Mondiale de la Santé a adopté en mai 2015 pour lutter contre ce phénomène. En effet, l’antibiorésistance est un problème universel. On estime que les résistances microbiennes sont à l’origine de près de 700 000 décès par an dans le monde. La surconsommation et le mauvais usage des antibiotiques provoquent des mécanismes de résistance rendant de plus en plus difficile la capacité à soigner les infections, parfois même les plus courantes. De plus, l’arrêt de production de certaines molécules anciennes et le manque d’innovation depuis une vingtaine d’années réduisent aujourd’hui l’arsenal thérapeutique.

La feuille de route du gouvernement comprend une quarantaine d’actions visant à diminuer la consommation d’antibiotiques de 25% d’ici 2018 et à réduire les conséquences sanitaires et environnementales de l’antibiorésistance. Un programme de sensibilisation à la prévention de l’antibiorésistance auprès du grand public sera lancé. « L’accent sera notamment porté sur l’éducation pour la santé des jeunes et l’information des propriétaires d’animaux » indique le ministère de la Santé. La formation des professionnels de santé au bon usage des antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire sera améliorée et l’encadrement des prescriptions renforcé. Il est également prévu de modifier le conditionnement des médicaments afin de mieux l’adapter aux durées des traitements. Enfin, de nombreuses mesures seront mises en place pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques et mieux surveiller l’antibiorésistance, notamment en créant un réseau de surveillance qui s’appuierait sur des structures françaises existantes en collaboration avec l’OMS et l’OIE, l’Organisation Mondiale de la Santé Animale.

Je me félicite de la volonté forte du gouvernement de diminuer la consommation d’antibiotiques. Mais nous devons, d’une manière générale, aller plus loin et réduire significativement la prise de médicaments. Au-delà du problème de l’antibiorésistance, on sous-estime souvent les risques liés aux effets indésirables des médicaments ou aux interactions entre différents médicaments. En avril 2016, j’ai alerté la ministre de la santé sur ce phénomène de iatrogénie médicamenteuse, notamment chez les personnes âgées qui sont les plus vulnérables aux effets indésirables. Bien qu’il soit difficile de connaître avec précision l’ampleur de ce phénomène, on peut craindre que plusieurs milliers de malades décèdent chaque année des conséquences néfastes de médicaments, dont une fraction serait évitable. Selon l’Insee, une lutte efficace contre la iatrogénie médicamenteuse permettrait de réduire la dépense de médicaments de 20 % et ainsi réaliser une économie de près de 2 milliards d’euros.

« Urgence Palu 2017 »

cso-maliEn 2015, 3,2 milliards d’individus, soit près de la moitié de la population mondiale, étaient exposés au paludisme. Cette maladie potentiellement mortelle est due à des parasites transmis à l’homme par une piqûre de moustique. Les nourrissons, les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, les personnes porteuses du VIH ou atteintes du sida sont les plus exposés à ce risque, ainsi que  les voyageurs. La quasi totalité des cas de paludisme et des décès dus à cette maladie dans le monde surviennent en Afrique subsaharienne, notamment de juin à septembre, pendant la saison des pluies.

Suite au cri d’alarme lancé par le docteur Dicko, médecin chef de l’hôpital de Sangha au Mali, l’association humanitaire CSO Mali d’Asson décidait en 2015 de débloquer une aide de 3,5 millions de Francs CFA soit 5 385 € pour permette au plus grand nombre d’enfants d’accéder à des soins adaptés et d’en réduire ainsi les conséquences dramatiques.

L’association a reconduit cette opération en 2016, de fin juin à mi-octobre, permettant ainsi à tous les enfants et les femmes enceintes du pays dogon atteints de paludisme de bénéficier d’un traitement gratuit. Elle va poursuivre son combat contre cette maladie l’année prochaine.

Si vous souhaitez apporter votre contribution à l’opération « Urgence Palu 2017 », vous pouvez envoyer vos dons par chèque à CSO : 14 chemin de Brune – 64800 Asson. Bien préciser au dos du chèque : « Urgence Palu 2017 ».

Fondée en 2004 par Claude SICRE et Seydou DOGOLOU DOLO, l’association CSO Mali est une ONG française qui a pour objectifs de  favoriser l’accessibilité aux soins, à l’eau et à l’éducation des populations du pays dogon au Mali. Elle achemine des médicaments, du matériel médical et chirurgical, met à disposition des ambulances, forme des maliens aux professions de santé et participe à la construction et l’équipement de salles d’hospitalisation. Elle construit également des puits dans des villages isolés et des écoles et fournit tout le matériel nécessaire. Elle agit également pour améliorer les conditions de vie de la population locale en gérant sur place un troupeau de zébus, en organisant des opérations de parrainage, en proposant du micro crédit ou en mettant à disposition des céréales aux plus démunis.

Pour en savoir plus sur l’association :

L’étiquetage de l’origine de la viande et du lait dans les produits transformés

etiquetage-viandeLa Commission européenne a autorisé la France à conduire une expérimentation sur l’étiquetage de l’origine de la viande et du lait dans les produits transformés.

Cette expérimentation est une première en Europe. Elle débutera au 1er janvier 2017 pour une durée de deux ans. Dès qu’un produit transformé contiendra au moins 8% de viande, l’étiquette devra obligatoirement mentionner les lieux de naissance, d’élevage et d’abattage de l’animal. Pour tout produit laitier contenant au moins 50% de lait, les lieux de collecte, de transformation ou de conditionnement devront être indiqués. Lorsque toutes ces étapes de production se dérouleront dans le même pays, une seule mention « origine » pourra être utilisée pour simplifier l’information.

Véritable avancée initiée par la France, cet étiquetage permettra une information plus claire et plus transparente des consommateurs sur l’origine des ingrédients utilisés dans les produits qu’ils achètent. Ainsi, les producteurs et les industriels pourront mieux valoriser l’origine de leurs ingrédients.

A l’issue de cette expérimentation, la France remettra un rapport à la Commission européenne.

Santé, social : de nouvelles mesures pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion

Lutte contre la maladie de Lyme

Le gouvernement vient de lancer un Plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques. En effet, 27 000 nouveaux cas de borrélioses de Lyme sont déclarés chaque année en France. J’avais moi même alerté à deux reprises la ministre de la santé sur la nécessité d’améliorer le diagnostic de cette maladie et la prise en charge des malades par l’assurance maladie. Je me réjouis donc du lancement de ce Plan qui répond à ces deux problématiques. Il va également permettre le renforcement des outils de prévention et d’information du grand public et le développement de la recherche sur cette maladie.

Hausse du RSA

Le montant du Revenu de Solidarité Active a été augmenté de 2% au 1er septembre 2016. Cette nouvelle hausse s’inscrit dans le cadre de la revalorisation du RSA de 10% sur cinq ans, en plus de l’inflation, décidée par le gouvernement en 2013 pour lutter contre la pauvreté. Cette revalorisation représente un gain de plus de 110 € par an pour une personne seule et de 227 € par an pour un couple avec deux enfants. Plus de 2,5 millions de foyers bénéficient de ce soutien.

14% de la population vit encore en dessous du seuil de pauvreté. Le Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale voté en 2013 agit dans tous les domaines de la vie quotidienne pour accompagner les plus démunis. Il comprend, outre cette revalorisation du RSA, des mesures concrètes de solidarité envers les plus vulnérables : relèvement des prestations familiales, +25% sur 5 ans pour l’Allocation de soutien familial et +50% sur 5 ans pour le Complément Familial Majoré, scolarisation des enfants de moins de 3 ans, extension de l’accès à la CMU complémentaire et à l’Aide à la Complémentaire Santé, prime d’activité, garantie jeune, garantie contre les impayés de pensions alimentaires.

Extension de la garantie de caution « Visale » à tous les jeunes de moins de 30 ans

De nombreuses personnes ne peuvent accéder à un emploi faute de logement. Les bailleurs exigent en effet des garanties que de nombreux salariés en CDD, en intérim, en apprentissage ou en période d’essai ne peuvent fournir. Pour répondre à ces difficultés d’accès au logement, un nouveau service de cautionnement des loyers du parc privé, totalement gratuit, a été créé en janvier 2016. Porté et financé par Action Logement, ce dispositif appelé « Visale » (Visa pour le Logement et l’Emploi) garantit aux bailleurs du parc privé le paiement des loyers impayés durant les 3 premières années du Bail. Ce dispositif s’adressait en priorité aux salariés précaires du secteur privé, aux jeunes salariés de moins de 30 ans et aux ménages accompagnés dans le cadre d’une intermédiation locative, salariés ou non. Mais face aux difficultés rencontrées par beaucoup de jeunes dans l’accès au logement qui freinent leur insertion vers l’emploi et l’autonomie, le gouvernement a décidé d’étendre cette garantie de caution Visale à tous les jeunes de moins de 30 ans, jeunes salariés, non salariés, chômeurs et étudiants, à l’exception des étudiants non boursiers rattachés au foyer fiscal de leurs parents. Près de 300 000 jeunes par an pourront ainsi bénéficier de cette garantie de loyers impayés. « C’est une grande avancée pour eux, qui s’inscrit dans la priorité donnée à la jeunesse par le Président de la République depuis 4 ans » a déclaré Emmanuelle Cosse, Ministre du Logement et de l’habitat durable.

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