La lettre d’information n°64

L’édito de la lettre d’information n°64

Dimanche 22 et dimanche 29 janvier, nous sommes appelés à voter aux primaires citoyennes de la Belle Alliance Populaire pour élire celui ou celle qui incarnera le mieux nos chances de remporter l’élection présidentielle face à une droite dure qui s’assume ultralibérale et conservatrice et un front national aux portes du pouvoir.

Je ne peux me résoudre à une telle éventualité, pour notre avenir, pour mes enfants, pour mon pays.

Nous devons, pour cela, participer massivement à ces primaires et donner une légitimité forte au candidat qui sera choisi. Nous devons aussi, et c’est le plus important, choisir celui ou celle qui sera en capacité de rassembler, autour de ses idées, autour de son programme, le plus grand nombre de nos compatriotes. Certains enterrent déjà le parti socialiste. Sortons de ces incantations stériles et montrons que malgré la désillusion, l’espoir d’une autre voie, d’un autre modèle de société est possible.

Alors dimanche 22 et dimanche 29 janvier, Votons !

Pour savoir où voter, je vous invite à aller sur le site des primaires citoyennes en cliquant sur le lien suivant et en entrant le lieu de votre résidence.

Des vœux 2017 enjoués

Avec Michel Minvielle, nous avons présenté nos vœux aux acteurs du territoire, aux élus, associations, militants et sympathisants à Livron, à Artigueloutan, à Serres-Castet, à Mirepeix, à Baliros et nous serons ce soir à Pau à la Grange Berlioz pour une présentation commune avec Martine Lignières-Cassou.

Nous sommes très attachés à ces moments républicains où l’on peut échanger et partager de manière conviviale autour d’un verre de l’amitié. Rompant avec mes habitudes, je n’ai pas fait un bilan de l’année écoulée qui aurait pu être mal compris en période électorale, mais j’ai préféré évoquer ce que j’aime faire, ce qui me passionne.

A commencer par mon travail en commission des affaires européennes. J’en parle assez peu, l’Europe étant un sujet obscur que l’on rend responsable de beaucoup de choses, pourtant j’éprouve beaucoup de plaisir à participer aux différents travaux de la commission sur des sujets variés qui peuvent toucher notre quotidien. Je vais d’ailleurs rendre dans quelques semaines un rapport sur le marché de l’énergie en Europe et ses conséquences sur nos territoires, sur nos projets de méthanisation ou nos installations parfois anciennes comme les centrales hydroélectriques. Le nouveau Paquet énergie proposé par la Commission européenne en décembre dernier prévoit une nouvelle organisation du marché qui aura des incidences sur le fonctionnement de nos opérateurs historiques. Pour cela, il nous faut veiller et défendre notre propre organisation du marché de l’énergie. C’est ce que je ferai dans mon rapport en insistant notamment sur le fait qu’il ne faut pas séparer l’exploitant du gestionnaire des infrastructures de transport d’énergie, mais aussi sur le rôle majeur que l’État doit continuer à jouer dans ce secteur clé. Avec la présidente de la commission Danielle Auroi, je viens également de rendre ce mercredi, un rapport d’information sur la transparence dans les institutions européennes, le lobbying, et le pantouflage comme celui de l’ancien président de la commission, José Manuel BAROSO. Ce dernier s’est en effet fait embaucher par Goldman Sacchs, la banque américaine qui a triché sur les comptes de la Grèce au moment du passage à l’euro. Transparence de la vie publique, éthique en politique et exemplarité des élus, voilà d’autres sujets pour lesquels je me bats depuis le début de mon mandat.

Mais ce qui me passionne surtout, c’est notre territoire. J’aime ce territoire, j’y suis née et n’ai de cesse de le défendre. La loi et le législateur que je suis permettent de faire bouger les lignes et d’améliorer les choses. C’est ce que nous faisons avec la transition énergétique qui va nous permettre de mieux vivre, mieux consommer dans un environnement protégé. Parce qu’au delà de notre cadre de vie, c’est bien notre santé qui est en jeu. Nous le faisons aussi quand nous obtenons de la Commission européenne l’autorisation de conduire une expérimentation sur l’étiquetage de l’origine de la viande et du lait dans les produits transformés. Cette expérimentation qui a débuté le 1er janvier 2017 est une première en Europe. Dès qu’un produit transformé contient au moins 8% de viande, l’étiquette doit obligatoirement mentionner les lieux de naissance, d’élevage et d’abattage de l’animal. Pour les produits laitiers contenant au moins 50% de lait, les lieux de collecte, de transformation ou de conditionnement doivent être indiqués. C’est une véritable avancée, qui a été initiée par la France. Cet étiquetage permettra une information plus claire et plus transparente des consommateurs sur l’origine des ingrédients utilisés dans les produits qu’ils achètent. Et en même temps, les producteurs et les industriels pourront mieux valoriser l’origine de leurs ingrédients.

C’est ça aussi défendre notre territoire.

Je terminerai cette année sur cette note positive et vous souhaite, à tous, ainsi qu’à vos proches, une très belle année 2017.

Santé, bonheur, bonne humeur, inventivité, énergie et courage pour mener à bien tous vos projets de l’année !

Ce qui a changé au 1er janvier

Outre les habituelles augmentations de tarifs du gaz, du timbre poste, des assurances ou des frais bancaires, de nombreuses mesures sont entrées en vigueur au 1er janvier 2017. Certaines vont redonner du pouvoir d’achat aux français, d’autres visent à faciliter leur quotidien. Les plus emblématiques comme le divorce par consentement mutuel sans passer devant un juge, la mise en place du paquet de cigarette neutre ou l’interdiction des vitres teintées des véhicules ont été largement relayées dans la presse. Mais il me semble utile de revenir sur d’autres mesures qui me paraissent tout aussi importantes.

FISCALITÉ

Baisse de l’impôt sur le revenu

Le gouvernement fait un geste supplémentaire en direction des classes moyennes. 5 millions de ménages vont ainsi bénéficier d’une baisse de 20% de leurs mensualités ou de leurs  acomptes. Sont concernés les célibataires dont le revenu fiscal est compris entre 18 500 et 20 500 € et les couples dont les revenus sont compris entre 37 000 et 41 000 €.

Baisse de la CSG pour les petites retraites

Inscrite dans le projet de loi de finance 2017, cette mesure concerne près de 550 000 retraités. Concrètement, une personne seule touchant une retraite inférieure à 1013 € net/mois sera exonérée de CSG. Entre 1013 et 1286 € elle sera soumise au taux réduit de 3,8% puis au taux normal de 6,6% au dessus de 1286 €/mois.

Baisse de l’impôt sur les sociétés

Il est porté dès cette année à 28% (au lieu de 33,33%) pour les PME sur leur 75 000 premiers euros de bénéfices puis sera progressivement généralisé à l’ensemble des bénéfices des PME en 2019 puis à toutes les entreprises en 2020. Cette mesure permettra aux PME d’investir ou d’embaucher.

Le Crédit d’impôt pour l’emploi à domicile et les services à la personne est généralisé

Ce qui n’était qu’une déduction d’impôt devient un crédit d’impôt pour tous, actifs et retraités, imposables ou non, pour l’emploi de salarié à domicile. Près de 1,3 millions de ménages modestes sont concernés. Ils percevront en 2018 un remboursement du Trésor public à hauteur de 50% des dépenses supportées en 2017. Outre le soutien au pouvoir d’achat de ces ménages et la possibilité pour eux de bénéficier de nouveaux services, la mesure devrait permettre la création d’environ 100 000 postes, soit 30 000 emplois à temps plein (compte tenu du recours au temps partiel dans ce secteur).

Le crédit d’impôt pour les associations entre en vigueur

Ce crédit d’impôt de taxe sur les salaires, sur le modèle du CICE, permettra aux associations de bénéficier d’un abattement de 4% de la masse salariale pour tous les salaires inférieurs à 2,5 Smic. Ce soutien exceptionnel représente 600 millions d’euros de baisse de charges pour l’ensemble des associations, fondations et structures de l’économie sociale et solidaire. Il permettra surtout de dynamiser l’ensemble du secteur associatif qui représente un vivier très important d’emplois potentiels.

(suite…)

Une Fondation au service des politiques de solidarité

Mardi 17 janvier, le président de la République a annoncé le lancement de la Fondation pour l’Investissement Social et le Développement Humain.

Cette fondation est créée à l’initiative du Ministère des Affaires sociales et de la Santé, et placée sous l’égide de la Fondation Agir Contre l’Exclusion.

Pour le chef de l’État elle permettra de « reconnaître un certain nombre d’initiatives, de projets, d’exemples » et de « montrer que l’investissement social a un haut niveau de performance pour la société ».

La fondation a donc pour objectif de mobiliser les pouvoirs publics, les associations et les entreprises autour de projets sociaux innovants et d’en évaluer les impacts. Son ambition est de compléter et renforcer l’action du gouvernement dans le domaine de l’innovation sociale par l’évaluation scientifique et de démontrer ainsi que les politiques de solidarité sont des investissements rentables sur le plan social et économique.

« La Fondation pour l’Investissement Social et le Développement Humain vise à redonner du sens et de la valeur à nos politiques de solidarité, garantes de notre modèle social, au travers d’exemples et de projets concrets, et en s’appuyant sur des travaux de recherche universitaires robustes et indépendants », a ainsi déclaré Ségolène Neuville, secrétaire d’état chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion.

Téléchargez la plaquette de la Fondation en cliquant sur le lien suivant

Go to Top