L’édito de la lettre d’information n°62

Le Président de la République a renoncé à briguer un second mandat. Je salue la décision courageuse et très personnelle par laquelle il a placé l’intérêt de l’Etat au dessus de ses propres intérêts en reconnaissant qu’il ne serait pas en mesure de rassembler la gauche pour les élections de 2017.

Mais, c’est aussi le résultat d’un échec collectif.

Alors, le renoncement du Président nous impose aujourd’hui de nous rassembler. Nous le pouvons, nous le devons à nos concitoyens pour mener la bataille contre une droite dure, ultra libérale et conservatrice et un Front national en embuscade.

Tous deux nous promettent un retour en arrière ou un repli sur soi. Plus que jamais nous avons besoin d’une gauche forte, une gauche rassemblée autour d’un programme juste, social, humaniste et écologique. Quelque soit la femme ou l’homme qui incarnera cette gauche, il ou elle devra proposer un nouveau modèle de société.

Pour cela, nous ne devons pas nous disperser, mais dès aujourd’hui rassembler nos idées, nos forces et notre envie pour que les valeurs de gauche que nous défendons triomphent.

Il est donc temps que tous les candidats de gauche s’accordent.

Agenda du 5 au 11 décembre 2016

Lundi 5 décembre

Rencontre avec les salariés de la Banque de France

Mardi 6 décembre

Réunion du Groupe SER

Questions au Gouvernement

Projet de loi de finances rectificative pour 2016

Commission des Affaires européennes : Examen du rapport d’information de M. Philip Cordery, Mme Sophie Rohfritsch et M. Jean-Patrick Gille sur le projet de « socle européen » des droits sociaux ; Audition de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, sur le Conseil « Justice et affaires intérieures » des 8 et 9 décembre 2016, conjointe avec la commission des Lois.

(suite…)

Le congé de « proche aidant » devient une réalité

proches-aidantsLa loi n° 2015-1776 relative à l’adaptation de la société au vieillissement de la population, adoptée en décembre 2015, reconnaît désormais le rôle important des « proches aidants ». Elle leur accorde de nouveaux droits, au premier rang desquels un congé de proche aidant. Cette mesure dont le décret d’application a été publié au journal officiel du 19 novembre 2016 représente une avancée sociale majeure dans l’accompagnement au quotidien des personnes malades, en situation de handicap ou de perte d’autonomie. Elle entrera en vigueur au 1er janvier 2017.

« La France compte aujourd’hui plus de 8 millions de proches aidants : derrière ce chiffre, ce sont des conjoints, des enfants, des membres de la famille, des amis, qui soudainement voient leurs vies bouleversées. Il était plus que temps de reconnaître leur investissement, afin de mieux accompagner ces personnes souvent seules face à la perte d’autonomie de leur proche. La mise en œuvre du congé du « proche aidant » est une des étapes de cette reconnaissance collective », a déclaré Pascale BOISTARD, secrétaire d’État chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie.

Le congé de proche aidant vient remplacer le congé de soutien familial. Il élargit en cela les bénéficiaires de ce type de congé aux aidants qui n’ont pas forcément un lien de parenté avec la personne qu’ils aident et aux aidants de personnes accueillies en établissement. Le décret permet également aux salariés de transformer ce congé en périodes d’activité à temps partiel et assouplit ses modalités d’utilisation en permettant son fractionnement. Ainsi, tout en maintenant l’activité professionnelle des salariés aidants, ce congé leur donnera la possibilité de consacrer du temps à leurs proches. Un véritablement soulagement pour tous ces aidants qui aujourd’hui doivent encore faire face à des situations douloureuses et très compliquées.

« Bien accompagner les malades et les personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie, c’est aussi s’occuper de l’état physique et psychologique de leurs aidants. C’est une priorité absolue. Ce congé favorise une conciliation souple des temps d’aide et des temps de travail, au bénéfice des proches », a précisé Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé.

En savoir plus :

Appel à candidatures pour le Fonds d’appui aux bonnes pratiques et d’aide à la restructuration des SAAD

© Service photo du Département du Val de Marne – Creative Commons BY-NC-ND 2.0 via Flickr

© Service photo du Département du Val de Marne – Creative Commons BY-NC-ND 2.0 via Flickr

Un fonds de 50 millions d’euros a été voté dans le cadre du projet de loi de finances de la sécurité sociale 2017 pour renforcer la dynamique d’amélioration des bonnes pratiques conduites localement entre les départements et les services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD).

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de mise en œuvre de la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) et du renforcement des compétences des conseils départementaux vis-à-vis de l’ensemble des SAAD (tarifés ou non tarifés) intervenant auprès des publics fragiles.

Elle s’adresse aux conseils départementaux et aux SAAD qui s’engagent à respecter le Guide de bonnes pratiques élaboré avec l’ensemble des acteurs de l’aide à domicile. Il repose sur la volonté d’appliquer pleinement la loi ASV dans tous les territoires. Comme l’a déclaré Pascale Boistard, secrétaire d’état chargée des personnes âgées et de l’autonomie, « Le principe républicain d’égalité d’accès aux droits ne nous autorise pas à laisser s’installer des situations qui verraient la loi ASV s’appliquer totalement dans certains départements et avec moins d’enthousiasme dans d’autres. Nous le devons aux personnes âgées. Un haut niveau de qualité de service public est la condition d’une République respectueuse de toutes et tous ». Le libre choix des modalités de l’aide à domicile laissé aux patients, le juste tarif, les conditions de travail des professionnels de l’aide à domicile et l’organisation des services sont les grands principes de ces bonnes pratiques. Consultez le Guide en cliquant sur le lien suivant

Les crédits alloués aux départements répondant aux critères de l’appel à candidature leurs permettront de mettre en place une stratégie territoriale de l’aide à domicile, de renforcer les « bonnes pratiques » entre départements et SAAD, notamment par le biais de contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM) et de restructurer les SAAD en difficultés.

Cet appel à candidature est ouvert jusqu’en janvier 2017. Le soutien financier sera déterminé en fonction des projets présentés par les départements, de leurs engagements et du volume d’activité des services ciblés.

Ce fonds permettra ainsi de favoriser partout le maintien à domicile des personnes âgées, en situation de handicap ou de perte d’autonomie tout en leur offrant un accompagnement de qualité.

Plus largement, le premier ministre vient de confier au sénateur des Pyrénées-Atlantiques Georges Labazée, co-rapporteur au Sénat de la loi ASV, une mission d’information sur l’évolution des modalités d’accompagnement des personnes en perte d’autonomie. Le sénateur fera, dans le rapport qu’il remettra à Pascale Boistard en février prochain, des préconisations sur l’organisation du secteur de l’aide et de l’accompagnement à domicile et la tarification des SAAD dans un enjeu de qualité des prestations et de continuité de service, en particulier en zones rurales.

Un Plan d’action pour le bien-être et la santé des jeunes

Mieux discerner, mieux comprendre, mieux accompagner les situations de mal-être des jeunes

bien-etre10% des adolescents se plaignent de souffrances psychologiques, d’anxiété ou de solitude et un pourcentage identique connaît un épisode dépressif entre 16 et 25 ans. Par ailleurs, seuls 30% des collégiens sont satisfaits de leur vie à l’école. « Tous ces phénomènes connaissent une hausse préoccupante et ce mal-être est d’ailleurs plus élevé en France que dans les autres pays de l’OCDE », déclarait récemment le Président de la République. Plusieurs raisons peuvent expliquer ces chiffres : précarité du foyer, difficulté à l’école, manque d’écoute ou de reconnaissance des parents et des enseignants, manque également de popularité, sans compter le harcèlement fréquent sur les réseaux sociaux qui devient de plus en plus problématique. Ce mal-être, ce sentiment d’immense solitude pousse souvent les jeunes les plus fragiles ou qui cumulent les difficultés, vers des conduites à risques ou addictives.

Pour y remédier, le Président a annoncé le 29 novembre un plan d’action en faveur du bien-être et de la santé des jeunes dont l’objectif est de mieux repérer le mal-être et les problèmes de santé des adolescents, de faciliter leur prise en charge par des professionnels compétents et de faire de la prévention. Il s’appuie sur des recommandations d’un rapport de Marie-Rose Moro, pédopsychiatre et de Jean-Louis Brison, inspecteur d’académie, proposant notamment de faciliter l’accès à des consultations de psychologues. Ainsi, un « P@ss santé jeune » va être créé sur une période expérimentale de 3 ans. Il permettra dès l’an prochain aux jeunes de 11 à 21 ans de bénéficier gratuitement de consultations auprès d’un psychologue, dans la limite de 10 séances. L’accès à ces consultations passera par les parents jusqu’à l’âge de 15 ans, alors que les plus âgés y accèderont directement. D’autres mesures viennent compléter ce plan d’action parmi lesquelles une sensibilisation du personnel de l’éducation nationale et de la santé aux problématiques des uns et des autres. Des d’outils spécifiques seront mis en place pour faire émerger une culture partagée et favoriser l’échange d’information et la coopération. Par ailleurs, les professionnels des établissements scolaires (proviseur, enseignant, infirmière, conseiller principal d’éducation, etc.) disposeront, dans chaque académie, d’une permanence de psychologues cliniciens et les structures de prise en charge psychologique seront développées dans les établissement d’enseignement supérieur. Enfin, un corps unique de psychologues de l’éducation nationale sera créé à la rentrée 2017.

Cette réforme contribuera à renforcer, au sein des établissements scolaires, la qualité de l’information, de l’écoute et de la première orientation des élèves en situation de mal-être. Elle contribuera aussi à renforcer de manière générale, notre attention sur ce phénomène.

Les maisons des adolescents, aujourd’hui implantées dans tous les départements, verront leurs missions élargies. Ayant développé une culture pluridisciplinaire, elles ont vocation à animer et coordonner les acteurs de l’adolescence d’un territoire, à organiser les sensibilisations et partages d’expertises, à développer une veille partagée sur les problématiques de l’adolescence. Elles deviendront de véritables «  têtes de réseaux » de tous les acteurs de l’adolescence.

« Le bien-être n’est ni le confort, ni le contraire de l’effort. Bien être, c’est être bien. C’est un droit  et un devoir, envers soi, envers les autres. L’éducation à la santé, les campagnes de prévention  des  risques,  l’identification des souffrances et la mise en œuvre des soins, s’inscrivent dans le projet national de justice et d’égalité des chances porté par l’École républicaine » – Préambule du rapport de Marie-Rose Moro et Jean-Louis Brison.

Pour en savoir plus sur le Plan d’action, cliquez sur le lien suivant

Un nouveau programme de lutte contre la résistance aux antibiotiques

© ElsBrinkerink de nl – Creative Commons BY-SA 3.0 via wikipédia

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Le gouvernement vient de lancer un programme interministériel visant à maîtriser l’antibiorésistance. 330 millions d’euros sur 5 ans seront consacrés à la mise en œuvre de ses différentes mesures.

Cette politique s’inscrit dans le plan d’action global « One Health » que l’Organisation Mondiale de la Santé a adopté en mai 2015 pour lutter contre ce phénomène. En effet, l’antibiorésistance est un problème universel. On estime que les résistances microbiennes sont à l’origine de près de 700 000 décès par an dans le monde. La surconsommation et le mauvais usage des antibiotiques provoquent des mécanismes de résistance rendant de plus en plus difficile la capacité à soigner les infections, parfois même les plus courantes. De plus, l’arrêt de production de certaines molécules anciennes et le manque d’innovation depuis une vingtaine d’années réduisent aujourd’hui l’arsenal thérapeutique.

La feuille de route du gouvernement comprend une quarantaine d’actions visant à diminuer la consommation d’antibiotiques de 25% d’ici 2018 et à réduire les conséquences sanitaires et environnementales de l’antibiorésistance. Un programme de sensibilisation à la prévention de l’antibiorésistance auprès du grand public sera lancé. « L’accent sera notamment porté sur l’éducation pour la santé des jeunes et l’information des propriétaires d’animaux » indique le ministère de la Santé. La formation des professionnels de santé au bon usage des antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire sera améliorée et l’encadrement des prescriptions renforcé. Il est également prévu de modifier le conditionnement des médicaments afin de mieux l’adapter aux durées des traitements. Enfin, de nombreuses mesures seront mises en place pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques et mieux surveiller l’antibiorésistance, notamment en créant un réseau de surveillance qui s’appuierait sur des structures françaises existantes en collaboration avec l’OMS et l’OIE, l’Organisation Mondiale de la Santé Animale.

Je me félicite de la volonté forte du gouvernement de diminuer la consommation d’antibiotiques. Mais nous devons, d’une manière générale, aller plus loin et réduire significativement la prise de médicaments. Au-delà du problème de l’antibiorésistance, on sous-estime souvent les risques liés aux effets indésirables des médicaments ou aux interactions entre différents médicaments. En avril 2016, j’ai alerté la ministre de la santé sur ce phénomène de iatrogénie médicamenteuse, notamment chez les personnes âgées qui sont les plus vulnérables aux effets indésirables. Bien qu’il soit difficile de connaître avec précision l’ampleur de ce phénomène, on peut craindre que plusieurs milliers de malades décèdent chaque année des conséquences néfastes de médicaments, dont une fraction serait évitable. Selon l’Insee, une lutte efficace contre la iatrogénie médicamenteuse permettrait de réduire la dépense de médicaments de 20 % et ainsi réaliser une économie de près de 2 milliards d’euros.

« Urgence Palu 2017 »

cso-maliEn 2015, 3,2 milliards d’individus, soit près de la moitié de la population mondiale, étaient exposés au paludisme. Cette maladie potentiellement mortelle est due à des parasites transmis à l’homme par une piqûre de moustique. Les nourrissons, les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, les personnes porteuses du VIH ou atteintes du sida sont les plus exposés à ce risque, ainsi que  les voyageurs. La quasi totalité des cas de paludisme et des décès dus à cette maladie dans le monde surviennent en Afrique subsaharienne, notamment de juin à septembre, pendant la saison des pluies.

Suite au cri d’alarme lancé par le docteur Dicko, médecin chef de l’hôpital de Sangha au Mali, l’association humanitaire CSO Mali d’Asson décidait en 2015 de débloquer une aide de 3,5 millions de Francs CFA soit 5 385 € pour permette au plus grand nombre d’enfants d’accéder à des soins adaptés et d’en réduire ainsi les conséquences dramatiques.

L’association a reconduit cette opération en 2016, de fin juin à mi-octobre, permettant ainsi à tous les enfants et les femmes enceintes du pays dogon atteints de paludisme de bénéficier d’un traitement gratuit. Elle va poursuivre son combat contre cette maladie l’année prochaine.

Si vous souhaitez apporter votre contribution à l’opération « Urgence Palu 2017 », vous pouvez envoyer vos dons par chèque à CSO : 14 chemin de Brune – 64800 Asson. Bien préciser au dos du chèque : « Urgence Palu 2017 ».

Fondée en 2004 par Claude SICRE et Seydou DOGOLOU DOLO, l’association CSO Mali est une ONG française qui a pour objectifs de  favoriser l’accessibilité aux soins, à l’eau et à l’éducation des populations du pays dogon au Mali. Elle achemine des médicaments, du matériel médical et chirurgical, met à disposition des ambulances, forme des maliens aux professions de santé et participe à la construction et l’équipement de salles d’hospitalisation. Elle construit également des puits dans des villages isolés et des écoles et fournit tout le matériel nécessaire. Elle agit également pour améliorer les conditions de vie de la population locale en gérant sur place un troupeau de zébus, en organisant des opérations de parrainage, en proposant du micro crédit ou en mettant à disposition des céréales aux plus démunis.

Pour en savoir plus sur l’association :

Agenda du 28 novembre au 4 décembre 2016

Lundi 28 novembre

Assemblée générale de l’Union des Professionnels du Pays de Nay

Mardi 29 novembre

Réunion du Groupe SER

Questions au Gouvernement

Proposition de loi visant à garantir un accès aux soins égal sur l’ensemble du territoire.

Proposition de loi visant à assurer le respect du principe de liberté du commerce et de l’industrie dans les contrats des groupements d’intérêt économique et à interdire toute clause obligeant les commerces à ouvrir les dimanches et les jours fériés.

Proposition de loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre : 2ème lecture

Proposition de loi relative aux sapeurs-pompiers professionnels et aux sapeurs-pompiers volontaires. (suite…)

Agenda du 21 au 27 novembre 2016

Mardi 22 novembre

Réunion sur la réhabilitation des décharges de Bordes et Coarraze

Mercredi 23 novembre 2016

Commission des Affaires européennes : Audition de Sir Julian King, commissaire européen pour l’Union de la sécurité, conjointe avec la Commission des lois.

Réunion du Groupe SER

Questions au Gouvernement

Projet de loi relatif à l’égalité et à la citoyenneté

(suite…)

L’édito de la lettre d’information n°61

Paru dans Le Monde du 17 novembre, l’article « Pour un nouvel humanisme managérial » fait écho à nombre de mes interrogations. Dans cette tribune, Yves Desjacques, Philippe Rodet, Rémi Lanavère et Pascal-André Dumont* font une analyse très intéressante de ce que pourrait être l’entreprise de demain. Ils considèrent que « Au lieu de faire l’économie de l’humain, la réponse adaptée à la crise que nous traversons encore est de réintroduire l’humain au cœur de l’économie ». Selon eux, « Le temps est venu de remettre au centre le seul réel qui compte dans une entreprise, le réel des hommes, de leurs ressources et de leurs capacités de rebond ».

La responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) a pu être présentée comme une réponse à la crise économique dont l’origine était bien un déficit de responsabilité, notamment des banques envers leurs emprunteurs et des grandes entreprises envers leurs sous-traitants. Les auteurs proposent d’aller au-delà, vers une véritable responsabilité humaine de l’entreprise et de définir un nouveau modèle de management qui « lui seul peut conjuguer bien-être individuel, respect de l’autre, sens de l’action et performance collective ».

Dans une économie mondialisée, un monde de plus en plus libéral, la gauche doit remettre la question sociale, l’humain, au centre du débat. La gauche doit reparler santé, travail, éducation, lutte contre la pauvreté et les inégalités. Elle doit se recentrer sur les valeurs qui ont fait sa force et inventer une société nouvelle toujours plus humaine où le rapport au travail ne serait plus le même.

Comme le dit si bien Albert Jacquard, biologiste et écrivain « Le véritable remède contre le chômage est qu’il n’y ait plus de travail pour personne, mais pour chacun une place dans la société ».

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* Yves Desjacques est le DRH du groupe Casino ; le docteur Philippe Rodet, ancien médecin urgentiste, est  consultant en management ; le père Rémi Lanavère est directeur adjoint de l’École supérieure de philosophie et de théologie de la Communauté Saint-Martin et le père Pascal-André Dumont est prêtre et économe général de la Communauté Saint-Martin.

 

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